Cueillette de champignons sauvages dans les Laurentides : une immersion en forêt
À quelques kilomètres de Mont-Tremblant, il existe un endroit où la forêt ne se contente plus d’être un beau paysage.
Elle devient un immense livre vivant.
En arrivant sur ce site privé consacré aux champignons, la première chose qui frappe est l’odeur. Celle du sous-bois, de la terre humide, du bois et des feuilles en décomposition. Cette odeur d’humus que l’on connaît tous, mais à laquelle on ne prête pas toujours attention.
Puis on commence à marcher.
On regarde au pied des arbres, sous les fougères, près des souches et au milieu des feuilles mortes.
Et progressivement, tout un monde jusque-là presque invisible commence à apparaître.
J’ai eu la chance de participer à une découverte guidée des champignons sauvages. Je pensais apprendre à reconnaître quelques espèces. Je suis finalement reparti avec l’impression d’avoir redécouvert la forêt elle-même.
Car une initiation à la cueillette des champignons dans les Laurentides n’est pas seulement une promenade en nature.
C’est une nouvelle manière de regarder le vivant.
Une activité nature différente près de Mont-Tremblant
Lorsqu’on cherche une activité de plein air près de Mont-Tremblant, on pense naturellement à la randonnée, au vélo, aux lacs ou aux nombreux points de vue de la région.
La découverte des champignons sauvages propose une expérience différente.
On ne marche pas pour atteindre un sommet ni pour parcourir le plus grand nombre de kilomètres possible. On avance lentement. On observe. On s’arrête.
Le paysage n’est plus seulement devant nous.
Il est sous nos pieds.
Un simple morceau de bois mort peut abriter plusieurs espèces. Une forme à peine visible sous les feuilles peut devenir le point de départ d’une longue explication. Un champignon que l’on aurait ignoré quelques minutes auparavant révèle soudain des couleurs, des textures et une structure étonnamment complexes.
L’expérience est éducative sans donner l’impression d’assister à un cours.
Tout ce que l’on apprend se trouve directement devant nous.
Entrer dans un parc mycologique privé
La visite se déroule sur un site privé au cœur des Laurentides, dans un environnement consacré à la culture, à l’observation et à la découverte des champignons.
Ce n’est pas une forêt choisie au hasard.
Le site permet d’explorer différentes zones, de découvrir des champignons sauvages et cultivés et de mieux comprendre les conditions dont ils ont besoin pour se développer.
Dès les premières minutes, on ressent cette proximité particulière avec la nature.
On entend les pas sur les feuilles. On sent l’humidité du sous-bois. On cherche entre les racines et autour des troncs. Notre attention devient progressivement plus précise.
Et lorsqu’une personne trouve un premier champignon, tout le groupe se rapproche comme si quelqu’un venait de découvrir un coffre au trésor.
À ceci près que le trésor possède parfois des lamelles, des pores ou des aiguillons.
Apprendre à regarder un champignon autrement
Avant cette visite, je regardais surtout la forme générale et la couleur des champignons.
J’ai rapidement découvert que cela ne suffisait pas.
Pour identifier un champignon, il faut observer plusieurs caractéristiques : le chapeau, également appelé piléus, le pied ou stipe, la chair, l’odeur, l’habitat et surtout la partie fertile, appelée hyménophore.
L’hyménophore se trouve généralement sous le chapeau. Selon les espèces, il peut être composé de lamelles, de plis, de tubes, de pores ou même d’aiguillons. La manière dont cette partie rejoint le stipe constitue également un indice important pour l’identification.
Tout à coup, deux champignons qui paraissaient semblables deviennent complètement différents.
On apprend à retourner délicatement un spécimen pour examiner ce qui se trouve sous son chapeau. On observe si les lamelles sont serrées ou espacées, si elles touchent le pied, si la chair change de couleur et si la texture est ferme, fragile, lisse ou veloutée.
La morille, l’une de mes préférées, est immédiatement reconnaissable à son chapeau alvéolé et côtelé, presque sculpté comme une petite architecture naturelle.
Le pied-de-mouton possède quant à lui de petits aiguillons sous le chapeau, tandis que la trompette des morts présente une silhouette sombre en forme de corne ou d’entonnoir.
Nous sommes très loin de l’alignement discipliné des champignons blancs du supermarché.
Ici, chaque espèce semble avoir recruté son propre designer.
Un savoir ancien entre nourriture et danger
Ce qui rend cette activité particulièrement captivante est le sentiment de renouer avec une connaissance très ancienne.
Pendant quelques instants, on peut presque s’imaginer au temps des chasseurs-cueilleurs.
Il fallait alors comprendre son environnement, observer les saisons et transmettre les connaissances permettant de distinguer ce qui pouvait nourrir de ce qui représentait une menace.
Un champignon peut constituer un aliment remarquable.
Un autre, parfois très ressemblant, peut être toxique.
Cette différence donne une profondeur particulière à la visite. Nous ne sommes pas uniquement en train de collectionner de beaux noms ou de prendre des photos. Nous découvrons un savoir qui demande de l’attention, de la rigueur et beaucoup d’expérience.
La prudence reste donc essentielle. Le gouvernement du Québec recommande de ne consommer que les champignons dont l’espèce est connue avec certitude et de ne rien cueillir en cas de doute. Les champignons sauvages doivent également être correctement préparés et cuits.
Autrement dit, reconnaître un champignon n’est pas un jeu de devinettes remporté après trois secondes sur une application.
La forêt apprécie la curiosité.
Elle apprécie encore davantage l’humilité.
Découvrir la richesse des Forestibles
Les champignons appartiennent à l’univers des « Forestibles », un mot formé par la contraction de « forêt » et « comestibles ».
Les Forestibles regroupent les produits alimentaires issus des ressources forestières : champignons, petits fruits, plantes sauvages, sirops et épices boréales. Cette notion relie la forêt, le terroir et la gastronomie locale des Laurentides.
La visite permet de donner une réalité très concrète à ce concept.
La forêt n’est plus uniquement un espace de randonnée ou un décor spectaculaire. Elle devient également un garde-manger naturel, complexe et fragile.
On comprend alors que ces ressources doivent être identifiées correctement, mais aussi récoltées avec discernement afin de ne pas épuiser les populations présentes.
Cette expérience nous apprend donc autant à cueillir qu’à respecter ce que l’on choisit de laisser sur place.
Une biodiversité qui ne ressemble à rien d’autre
Ce qui m’a le plus émerveillé est la variété des champignons.
Certains sont petits et presque translucides. D’autres sont charnus, fermes ou irréguliers. Certains arborent des couleurs discrètes qui se confondent avec le sol, tandis que d’autres paraissent presque trop voyants pour être réels.
On peut notamment découvrir des morilles, des pieds-de-mouton, des trompettes des morts et de nombreuses autres espèces selon la saison et les conditions.
Chaque nouvelle découverte suscite la même réaction.
On se penche.
On regarde la forme.
On examine le dessous.
On demande son nom.
Puis on essaie de retenir les caractéristiques qui permettront peut-être de le reconnaître la prochaine fois.
Et généralement, cinq minutes plus tard, on réalise que la forêt vient de nous présenter douze autres candidats.
Être accompagné par un véritable spécialiste
L’activité est encadrée par Vincent Leblanc, agronome spécialisé en mycologie et figure reconnue dans le milieu québécois des champignons.
Son parcours réunit la culture de champignons, la cueillette sauvage, l’expérimentation et la transmission de connaissances. L’intérêt de la visite vient donc autant des espèces observées que de la personne qui nous apprend à les regarder.
D-Tour le présente comme l’un des experts mycologiques les plus reconnus au Québec. L’activité comprend un atelier d’identification des champignons sauvages comestibles ainsi qu’une cueillette guidée sur un site aménagé.
Les explications rendent accessibles des notions qui pourraient facilement devenir très techniques.
On apprend à observer sans simplifier à l’excès.
Et surtout, on peut poser toutes les questions que l’on n’oserait pas forcément poser en découvrant seul un champignon au milieu de la forêt.
De la forêt jusqu’à l’assiette
L’expérience se poursuit avec un atelier de cuisine et une dégustation.
Cette étape donne une nouvelle dimension à la cueillette.
Après avoir observé les champignons dans leur environnement, appris à reconnaître leurs structures et compris les précautions nécessaires, on découvre comment les préparer et les mettre en valeur.
On ne goûte plus simplement un ingrédient.
On connaît son origine. On se rappelle l’endroit où il poussait. On comprend les connaissances nécessaires pour l’identifier et le travail permettant de le transformer.
Le passage de la forêt à l’assiette devient alors une véritable histoire.
Et soyons honnêtes : un champignon dégusté après plusieurs heures à parler de champignons possède un avantage psychologique considérable.
Une expérience pour les curieux de nature et de gastronomie
Cette immersion peut notamment plaire :
- aux amoureux de la forêt et des grands espaces;
- aux personnes curieuses de découvrir les champignons sauvages;
- aux passionnés de gastronomie et de produits locaux;
- aux visiteurs intéressés par les Forestibles;
- aux familles souhaitant vivre une activité éducative;
- aux groupes recherchant une expérience originale;
- aux personnes qui veulent découvrir une autre facette des Laurentides.
Il n’est pas nécessaire de posséder des connaissances préalables en mycologie.
La visite est justement conçue comme une initiation. D-Tour la présente comme une activité facile et accessible à tous. Pour les familles, il reste préférable de vérifier directement l’âge recommandé et les conditions au moment de la réservation.
Mon impression après la visite
Lorsque je repense à cette expérience, je garde d’abord l’odeur du sous-bois.
Cette odeur humide et terreuse qui accompagne toute la marche et qui donne l’impression d’être loin du rythme habituel.
Je garde ensuite les formes.
Les alvéoles de la morille, les aiguillons du pied-de-mouton, la silhouette sombre des trompettes des morts et toutes ces textures que l’on ne remarque jamais lorsqu’on traverse rapidement une forêt.
Mais je garde surtout cette sensation d’avoir retrouvé une forme d’attention plus ancienne.
On arrive en pensant chercher des champignons.
On repart en regardant les arbres, le bois mort, le sol et les feuilles d’une manière complètement différente.
C’est ce qui donne à la visite toute sa profondeur.
Découvrir les champignons sauvages avec D-Tour
D-Tour propose une initiation guidée à la cueillette des champignons sauvages dans les Laurentides.
L’expérience comprend le transport aller-retour depuis votre hébergement, l’accompagnement d’un guide-chauffeur privé, l’atelier d’identification, la cueillette guidée, l’encadrement du spécialiste ainsi que l’atelier de cuisine et la dégustation. D-Tour recommande de prévoir environ cinq heures en incluant les explications et le transport.
L’adresse exacte du site n’a pas besoin de figurer sur votre liste de choses à organiser.
D-Tour s’occupe du trajet.
Il ne vous reste plus qu’à prévoir des vêtements adaptés à la météo, des chaussures confortables et suffisamment de curiosité pour regarder sous les chapeaux.
Je découvre l’initiation à la cueillette des champignons
Questions fréquentes sur la cueillette de champignons dans les Laurentides
Où se déroule l’activité?
L’expérience se déroule sur un site mycologique privé dans les Laurentides. Le transport est organisé par D-Tour depuis votre hébergement dans la région de Mont-Tremblant.
Que découvre-t-on pendant la visite?
La visite permet d’apprendre à observer et identifier les principales caractéristiques des champignons, de participer à une cueillette guidée et de découvrir différentes espèces sauvages et cultivées.
Peut-on manger les champignons cueillis?
Seuls les champignons identifiés avec certitude par le spécialiste doivent être préparés et consommés. L’activité comprend un atelier de cuisine et une dégustation encadrée.
Faut-il déjà connaître les champignons?
Non. Il s’agit d’une initiation accessible aux débutants. Les explications permettent d’apprendre progressivement le vocabulaire et les principaux critères d’identification.
Combien de temps faut-il prévoir?
D-Tour recommande de prévoir environ cinq heures au total, en incluant l’expérience sur place, les explications et le transport.
Qu’est-ce qu’un Forestible?
Un Forestible est un produit comestible issu de la forêt. Les champignons sauvages, les plantes, les petits fruits, certains sirops et les épices boréales font partie de cette catégorie.
Comment réserver l’activité?
Les prochaines disponibilités, les tarifs et les modalités de réservation sont présentés sur la page de l’initiation à la cueillette des champignons proposée par D-Tour. Les groupes peuvent également demander une expérience privée selon les disponibilités. Je réserve ici!